dimecres, 12 de juny de 2013

Ecrit le dimanche e legit by night



Especial dedicadís al Monta-mametas que la tòrna far tindar la Campana.


Ecrit le dimanche es lo libre d'un pintre, Georges Dezeuze, que lo mond cultivat lo coneisson coma pintre contemporanèu dau Clapàs patin cofin mas que lo mond mens cultivat, ieu per exemple, lo coneissèm per èsser lo filh de L'Escoutaire (que los franchimands pronóncian l'escootèr, d'aquí a dire que lo paire Dezeuze èra un petarèl...). Es un libre de tèxtes d'un parelh de paginas : rebats de vida, biaisses de viure, retraches de mond de carrièra, de mond coneguts o desconeguts, de quand èra pichonèl fins a l'atge adulte. 
I crosam de noms que coneissèm, al Clapàs o a París, dins de luòcs que coneissèm mas qu'an plan cambiat dempuèi l'epòca. M'agradèt de sentir la vida vidanta d'aquel Clapàs de l'epòca.


Quauques extraches :

"Mon désir de rencontrer de jeunes provinciaux accusait une double nostalgie: celle du pays, celle de l'école. J'allais donc voir Albert Dubout. Il demeurait dans un immeuble du vieux Paris, près de la place Saint-Michel.  
Certes, je connaissais ses dessins pour les avoir admirés trois ans auparavant, à Montpellier, lors d'une exposition des Quat-Z-arts et dans l'ECho des étudiants, journal auquel plus tard j'avais collaboré moi-même. Un petit lien existait donc déjà.Le public montpelliérain avait pu apprécier les premiers travaux de l'humoriste; il lui restait à conquérir Paris. Mais ce jeune homme timide, effacé, possédait au bout de son crayon une force comique capable de cette conquête. La qualité du trait, l'originalité des personnages, une production déjà importantte, ne pouvaient mentir. Un grand humoriste était né. (...)"
 
"[Georges Rouquier] Ce Montpelliérain n'était pas, pour moi, un inconnu. Il avait commencé son apprentissage d'imprimeur chez mon père, rue de l'Aiguillerie. Il était maintenant linotypiste à Paris. Mais la grande passion qui brûlait depuis toujours en lui, c'était le cinéma. S'il gagnait sa vie la nuit, comme imprimeur, le jour il fréquentait les studios. (...)"
 
Los dissatiés  "Comment naquit le groupe? Tout simplement, sous le signe de la sympathie. Un soir d'hiver, un samedi, mon père et quelques amis s'étaient rencontrés chez le félibre René Tulet. Le bavardage leur avait paru si agréable, qu'ils décidèrent de se retrouver le samedi suivant. Pour mettre tout le monde à l'aise, il fallait choisir un lieu central, tout simple, où l'on pourrait arriver sans préambule et sans gêner qui que ce soit. C'est ainsi que le "Bar des Charmilles" fut élu et qu'il acquit pour les initiés un curieux titre de noblesse, "Le Dissatorium". On s'y réunit pendant de longues années pour le seul plaisir de converser entre amis. A peine consommait-on, par décence pour le cabaretier, un café, une bière, un digestif. Mais ces messieurs n'avaient pas besoin de liqueurs fortes pour exciter leur verve, stimuler leur mémoire ou éclairer leur intelligence. Ces messieurs, c'étaient les "Dissatiés", c'est-à-dire les gens du samedi, "lou Dissate" en languedocien, pour la simple raison qu'ils avaient fixé leur rendez-vous, le soir de ce jour-là. Il faut préciser que presque tous parlaient aussi bien la langue de l'Abbé Favre ou de Mistral que celle de Racine ou de Valéry. Ils ne tenaient cependant pas pour exclusif le fait d'ignorer leur dialecte. Pour se mêler au petit groupe, il suffisait, en principe, d'avoir quelque chose d'intéressant à dire, d'accepter la contradiction, de ne pas afficher un noir pessimisme, de ne pas manifester d'opinions sous une forme agressive ou passionnelle.Au départ, ce fut un petit comité d'une demi-douzaine. Par la suite, une sorte de roulement parmi une vingtaine "d'initiés" alimentait les séances. Venait qui voulait, selon son humeur, et s'ajoutait aux quelques fidèles, toujours présents, piliers de l'institution. On comptait parmi eux, à l'époque héroïque, le vieil Hamelin, de la famille des grands imprimeurs montpelliérains; Bel, bibliothécaire de la ville; Servent, ingénieur à la retraite; Tulet, félibre du terroir; Joseph-Sébastia Pons, professeur au lycée et grand poète catalan; Léon Cros, libraire, fin lettré; mon père, l'Escoutaïre.Par la suite, vinrent le professeur Louis-J. Thomas, historien distingué; le professeur Amade, lui aussi universitaire et écrivain de la langue catalane; Francis-Octave Balma, journaliste; Marcel Bernard, architecte; Jalby, chronique de la Campana; Baljou, expert en comptabilité, mais aussi en bonnes histoires; le peintre, Louis-Charles Eymar; Bras le photographe...Ainsi naquit la plus libre, la plus authentique des académies, la plus large d'esprit, en un mot, la plus "clapassière". (...)"

Ecrit le dimanche de Georges Dezeuze publicat per Les Presses du Languedoc, agotat mas manlevable al Cirdòc



Sequenon, Georges Dezeuze es un pintre subreconegut que i a sos tablèus al musèu Fabre e coma visquèt a Clapièrs, la comuna a fach un camin de pintres ben interessant amb los tablèus de Dezeuze e de Max Leenhardt (68 punts a l'Scrabble!) los dos pintres del vilatge, meses en situacion. Coma ai pas la costuma de rabalar dins la banlega clapassièra, Youtube me sauva, un còp de mai : 



E ben! Lo paure Georges Dezeuze a solament pas una pagina wikipèdia per el. Son ingrats lo mond.