dimarts, 7 de juny de 2011

Femnas de dictator


Me soi regalada de legir Femmes de Dictateur de Diane Ducret (e adòri la fòto de la cubèrta!)

Çai sota quauques extraches, son pas especialament lo rebat del libre, mas es çò qu'aviái enveja de metre sul blòg :)
1918 est en effet pour Margherita une année difficile, celle des séparations. Angelica, l'amie des premières amours socialistes quitte l'Italie pour rejoindre une autre homme, un autre leader charismatique, Lénine. Margherita ressent la défection comme une trahison. “Elle n'avait pas le sens de l'humour, nous dit-elle, ni celui du beau – pour son bonheur -, sinon elle se serait jetée dans le puits le plus proche, encore qu'elle eût bien peu de familiarité avec l'eau.” Impossible pourtant d'oublier cette camarade dont elle fut si proche. Margherita persifle toujours, comme seule une rancoeur féminine sait être si tenace, évoquant sa silhouette informe, son buste mou, ses jupes traînant dans la poussière, et ses cheveux gras, “hébergeant tous les insectes de la création”. Elle n'aura de cesse de rappeler, pour toute argument, sa “plate laideur kamoumke”.


C'est Margherita qui joue ce rôle de directrice de communication pour Benito. Elle doit faire aimer cet homme à un peuple qui ne l'apprécie guère. Il faut créer un mythe, celui du surmâle. Mussolini le joueur habile , Margherita le fin stratège. La révolution nationale est en marche. Il est l'homme qui travaille quinze heures par jour, doté d'un pouvoir de concentration et d'une force physique hors du commun, veillant sans cesse aux destinées de l'Italie. Un homme qui ne s'épanouit qu'en se dédiant corps et âme à son pays. Du moins est-ce que Margherita a décidé de mettre en scène. Elle rédige à cette intention une biographie détaillée de la vie et des actes de Benito Mussolini, développant à loisir les hauts faits de son homme, qui devient sous sa plume une idole. Benito avait bien tenté, quelques années auparavant, d'écrire lui-même son autobhiographie, profitant d'un séjour en prison. Le résultat fut peu convaincant , et il se rendit compte ainsi qu'à 28 ans, on a peu à raconter sur soi.
Margherita use de procédés novateurs. Le livre contient d'abord nombre d'images montrant Benito dans diverses situations : on le voit jeune, en uniforme fasciste, ou encore dompteur avec sa lionne, ou bien à cheval, saluant la foule. Benito ne sait pourtant pas tenir sur une monture, malgré les efforts quotidiens de son maître écuyer ; quant à sa lionne, après avoir vécu un temps dans son appartement, elle l'accueillait généralement toutes griffes dehors. Margherita a compris un point essentiel : au-delà de la qualité d'orateur de Benito, il a un corps, une présence physique magnétique. Il faut donc le montrer, tout le temps, partout, dans toutes les postures. On montre également des côtés inhabituels d'un chef politique, ouvrant la voie de l'intime : Margherita ne se prive pas de dépeindre les petites faiblesses de son amant, rendant le personnage touchant d'humanité, par ses colères homériques ou ses moments d'abattement.
La première édition paraît non pas en italien mais en anglais, à Londres. Car c'est d'abord au monde entier qu'elle a choisi de faire aimer Mussolini. Son plan de communication est efficace. Le livre est un énorme succès de librairie, on compte bientôt une vingtaine de traductions allant jusqu'au turc ou au japonais.


La majorité des Chinois n'ayant que peu ou rien à perdre n'éprouvent peut-être pas une peur excessive de la collectivisation des moyens de production. Mais aucun d'eux n'est prêt à accepter la collectivisation de leurs femmes. Or, réinventer les rapports entre l'homme et la femme est un élément fondamental de la nouvelle société que Mao veut bâtir. Dans un certain sens, la réforme du mariage qu'il préconise, qui assurerait à tous la liberté d'aimer et surtout de ne pas aimer et offrirait aux femmes la possibilité de divorcer représente une expérience autrement plus révolutionnaire que la réforme agraire.





Sous Nicolae, pas le droit au célibat. Des taxes frappant les personnes seules de plus de 25 ans et les couples sans enfants donnent à tous l'envie subite de trouver un partenaire. Ainsi sanctifiée, la femme est avant tout un ventre, principal contributeur de l'effort démographique national. Celles qui refusent ce rôle sont mises hors la loi, avec des funestes conséquences : cinq à dix ans de prison à régime sévère.
Lorsqu'un “accident” arrive, difficile de trouver un spécialiste acceptant de prendre des risques et d'interrompre la grossesse. Les dénonciations sont légion, il faut alors procéder à la va-vite, sur une table de cuisine. Pour les désespérées, il reste les aiguilles à tricoter ou les potions concoctées par de vieilles guérisseuses, véritables poisons que l'on avale au petiut bonheur la chance. Une pratique non inscrite dans la loi mais courante attend les survivantes : l'interdiction de prodiguer tout soin à la femme qui s'est fait avorter avant qu'elle ne dénonce ses complices.
Ces femmes expropriées de leur intimité se tournent vers celle qui se voulait leur modèle, Elena. Pourquoi ne les aide-t-elle pas? En tant que patronne de la recherche scientifique et de la planification sanitaire, celle-ci ne peut être à l'origine de toutes ces mesures. Pour l'opinion, elle est coupable. L'amertume des femmes roumaines envers Elena se retrouve dans un triste jeu de mots qui circule alors à Bucarest quand une nouvelle maladie y fait son apparition, le sida. On demande à quoi correspondent les initiales qui forment ce mot, et on répond : “Savant, Ingénieur, Docteur, Académicien”, titres dont Elena aime à se parer et qui doivent être énoncés dans cet ordre. Ce trait d'humour désabusé reflète une accusation bien réelle de la population à l'égard de la sainte Elena.


Il commande ainsi une étude géologique et sismique de la ville, et choisit cette immense partie couvrant 520 hectares – l'équivalent de trois arrondissements parisiens – comme étant la plus sûre pour abriter sa demeure présidentielle. On expulse 40 000 personnes et 30 églises sont détruites. Un des plus vieux quartiers de Bucarest, datant du XVIIIe siècle, est entièrement rasé. En 1983, les travaux pharaoniques démarrent : 20 000 ouvriers s'y consacrent de jour comme de nuit, sous la direction d'Anka Petrescu. Un an et demi plus tard sort de terre, sur 45 000 mètres carrés au sol, un espace habitable coquet de 350 000 mètres carrés. Enfin, Nicolae a réussi à façonner une demeure selon ses goûts, où les courants d'air ont été bannis, et les microbes traqués.


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4 comentaris:

Patricia ha dit...

Aviái ja enveja d'o legir...

Mela ha dit...

Es daumatge que visquessiam tan luènh una de l'autra, sequenon, nos poiriam prestar de libres...

Patricia ha dit...

De segur ! Mas ieu, un libre que m'agrada, lo vòle dins ma bibliotèca !

Mela ha dit...

ben alara, se voles pas que te los preste, te'n poiriai vendre qualques uns :P